La Guadeloupe figure parmi les destinations de kitesurf les plus prisées des Caraïbes. Ses eaux turquoise, ses vents alizés réguliers soufflant entre 12 et 25 nœuds et la diversité de ses plages en font un terrain de jeu exceptionnel pour tous les niveaux. Que l’on soit débutant en quête d’un premier cours ou kitesurfeur confirmé en recherche de sensations fortes, les spots de kitesurf en Guadeloupe offrent une palette de conditions difficile à égaler sous ces latitudes.
L’info en bref
- La Guadeloupe est une destination de premier plan pour le kitesurf grâce à ses vents alizés réguliers et la diversité de ses plans d’eau.
- La plage de Bois Jolan à Sainte-Anne est idéale pour les débutants avec son eau calme, son vent constant et ses écoles dédiées.
- Saint-François offre des conditions variées pour les niveaux intermédiaires et avancés, mélangeant freeride, clapot et vagues.
- L’ilet Caret et le Grand Cul-de-sac marin proposent des spots de navigation exceptionnels en eau turquoise, parfaits pour la pratique du foil.
- Les kitesurfeurs confirmés peuvent se tourner vers le spot du Moule pour ses conditions exigeantes et ses vagues impressionnantes.
- La période idéale pour pratiquer s’étend de décembre à juin, tout en évitant la saison des ouragans de fin août à fin octobre.
- La location d’une voiture est fortement recommandée pour se déplacer librement entre les différents spots et transporter le matériel encombrant.
Glisser sur le lagon de Bois Jolan et la plage de la Caravelle
Un plan d’eau calme idéal pour les cours et la location de matériel
Parmi les meilleurs spots de l’île, Bois Jolan occupe une place à part. Cette grande plage de Sainte-Anne, aussi connue sous le nom d’Anse Belley, bénéficie d’un vent d’Est constant et d’un vaste espace pour le décollage, deux atouts précieux pour les débutants. Le plan d’eau y est plat et sécurisant, ce qui en fait l’endroit idéal pour suivre ses premiers cours de kitesurf ou louer du matériel sans craindre de courants violents. Des écoles y proposent des stages pour tous les âges, du débutant au kitesurfeur confirmé, dans une zone école dédiée par autorisation municipale. Il est toutefois conseillé de privilégier les jours de semaine, car le site peut être assez fréquenté le week-end.
Non loin de là, la plage de la Caravelle à Sainte-Anne offre également de bonnes conditions de kitesurf flat. L’eau y est calme et l’espace suffisant pour progresser sereinement. Seul bémol : le décollage peut s’avérer délicat en raison de la présence de palmiers sur le bord de plage, ce qui demande une certaine maîtrise avant de s’y lancer seul.

Des conditions parfaites pour s’initier au freestyle et au wingfoil
L’étendue plate du lagon de Bois Jolan est aussi très appréciée des pratiquants de wingfoil et de kite foil, disciplines en plein essor. La surface d’eau régulière permet de travailler les remontées au vent et d’initier les premiers sauts en freestyle sans danger. Ceux qui souhaitent progresser rapidement trouveront dans ces deux spots une combinaison idéale : peu de vagues pour ne pas être déstabilisé, un vent d’Est prévisible et une communauté locale accueillante.
Naviguer à Saint-François et autour de l’ilet Caret
Sainte-Anne et Saint-François pour varier les plaisirs entre vagues et freeride
En remontant vers l’est de Grande-Terre, Saint-François s’impose comme un spot incontournable pour les niveaux intermédiaires et avancés. Le spot de l’Épi, situé sur la plage éponyme, concentre une belle animation : flat, clapot et vagues y cohabitent selon les jours, rendant l’expérience de freeride particulièrement riche. On y croise régulièrement de nombreux wingfoilers, signe que les conditions sont idéales pour cette discipline. La maîtrise du self-launching y est néanmoins recommandée, car les spots peuvent être fréquentés et nécessitent une certaine autonomie.
La saison optimale pour profiter de ces plages s’étend de décembre à juin, avec un pic en janvier, février et mars lorsque les alizés sont les plus réguliers. Il est fortement conseillé d’éviter la période des ouragans, qui court de la fin août à la fin octobre. Pour le choix du matériel de kite, une aile de 11 à 12 mètres convient à la majorité des situations rencontrées en Guadeloupe.

Une excursion en bateau vers le sable blanc du grand cul de sac marin
L’ilet Caret représente l’une des expériences les plus mémorables que la Guadeloupe réserve aux kitesurfeurs. Entouré d’une eau d’un bleu translucide et bordé de sable blanc, cet îlot est accessible en bateau ou, pour les plus expérimentés, en kite depuis Morne Rouge. Le grand cul de sac marin qui l’environne offre des conditions de flat remarquables, propices au foil et aux longues sessions de glisse sans contrainte. Pour profiter pleinement de ce cadre préservé, il est préférable d’y aller en semaine afin d’éviter l’affluence du week-end.
D’autres zones méritent également le détour dans ce secteur, notamment le Petit cul de sac marin ou encore les îlets Fajou, accessibles en bateau. Ces spots moins connus permettent de découvrir des coins de kitesurf à l’écart de la foule dans un environnement naturel exceptionnel.
Organiser ses séjours kite entre Basse-Terre et Marie-Galante
Explorer les zones de surf et de foil au nord de l’île
Si la côte sud de Grande-Terre concentre la majorité des spots, les amateurs de kitesurf vagues trouveront leur bonheur du côté du nord de l’île et aux abords de Basse-Terre. Le spot du Moule, en particulier, est réputé pour ses conditions exigeantes : les vagues y sont impressionnantes et le courant peut être violent. Il s’adresse exclusivement aux kitesurfeurs confirmés qui maîtrisent parfaitement leur trajectoire et leur matériel. La zone de décollage y est également réduite, ce qui implique une gestion irréprochable du kite.
Du côté des îles du Sud, Marie-Galante attire les riders en quête de calme et d’espace. Les conditions de vent y sont similaires à celles de Grande-Terre, avec des fonds marins plats qui raviront les adeptes de foil. Les séjours kite sur cette île permettent de combiner sessions sur l’eau et découverte d’un territoire encore préservé du tourisme de masse. Les Salines, accessibles en bateau depuis différents points de Grande-Terre, constituent également un spot avancé avec une belle alternance de zones plates et de vagues sur le récif.

Conseils pratiques pour se déplacer en voiture et trouver une école
Pour tirer le meilleur parti de ses spots en Guadeloupe, la location d’une voiture reste la solution la plus pratique. Les plages de kite sont dispersées sur l’ensemble de l’archipel et les transports en commun ne permettent pas toujours d’y accéder facilement avec du matériel encombrant. Une voiture donne la liberté de suivre le vent et de changer de spot selon les conditions du jour, un avantage non négligeable pour optimiser chaque session.
Côté école de kitesurf, l’île ne manque pas de structures proposant des cours et des stages adaptés à tous les niveaux. On trouve des offres de location de matériel kitesurf à la semaine ou au mois, ce qui permet de voyager léger et de s’équiper sur place. Pour les débutants, il est fortement recommandé de débuter par quelques heures d’initiation avant de naviguer seul, ne serait-ce que pour maîtriser les fondamentaux de la sécurité et du décollage. Quelle que soit la durée du séjour, la Guadeloupe a tout pour offrir des sessions de kitesurf inoubliables, des premières glisses timides aux virées au large sur un foil lancé à pleine vitesse.



















